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Mila

Ce blog va présenter les consequances du réchauffement climatique.

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Introduction

Par Mila :: 22/02/2007 à 8:35

 

Introduction

 

 

Depuis des millénaires, la terre est soumise à de nombreux changements dûs à des catastrophes naturelles tels que tremblements de terre, éruptions volcaniques, sécheresses mais aussi à des variations climatiques.

Le climat de la terre résulte d’interactions complexes essentiellement entre l’atmosphère et les océans. Au cours du temps, il a présenté une variabilité importante qui a été mise en évidence par différents indicateurs notamment grâce à des forages de glace effectués dans l’Antarctique.
Ces derniers ont permis de remonter des calottes renfermant des bulles d’air de plusieurs centaines de milliers d’années et leur analyse a permis d’étudier le climat et ses variations sur une longue échelle du temps ; + de 700.000 ans.
Chaque calotte de glace, selon son ancienneté, permet de remonter à la nature de l’air et à la température de l’époque. Elles révèlent donc que la terre a traversé plusieurs cycles de réchauffement et de refroidissement.
Selon les climatologues, un cycle de 100.000 ans environ s’est répété plusieurs fois.
Ce cycle commence par un réchauffement brutal suivi par une période chaude de 10.000 à 20.000 ans environ
.

 

Cependant, de nombreuses observations indiquent que le climat de la planète a changé au cours du XXè siècle. Une élévation générale des températures a été observée. Ce réchauffement s’est déroulé en 2 phases : 1) de 1910 à 1945
2) de 1976 à aujourd’hui.
Ces deux phases sont séparées par une période de léger refroidissement.
Ce réchauffement planétaire est corrélé avec une forte augmentation dans l’atmosphère de la concentration de plusieurs gaz à effet de serre.
L’élévation de la température moyenne du globe au cours du XXè siècle a été de 0,6 °C .
Il s’agit de l’augmentation de température la plus rapide jamais enregistrée

 

L'effet de serre

Par Mila :: 22/02/2007 à 8:27

L’effet de serre

La terre est un véritable oasis de l’espace. L’énergie qu’elle reçoit du soleil détermine en partie notre climat. Excédentaire sous les tropiques et déficitaire vers les pôles, cette énergie est répartie sur l’ensemble du globe par les courants atmosphériques et océaniques, la morphologie et la disposition des continents.
Grâce à l’atmosphère et plus précisément à certains gaz retenant la chaleur, la terre ne gèle pas. Ces gaz dit à « effet de serre » donnent à la terre sa température douce et stable favorable à la vie.

L’effet de serre est donc un phénomène naturel lié à l’absorption des rayonnements Infra Rouge (IR) de grande longueur d’onde renvoyé, par la surface terrestre , par des composés présents dans l’atmosphère dont la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone (CO2).
D’autres gaz à l’état de traces contribuent également au réchauffement de la planète :

 

- Le méthane (CH4)
-L’oxyde d’azote (NOx) 
-  L’ozone (O3)
-Les chlorofluorocarbones (CFC)

Le rayonnement IR qui n’est pas renvoyé vers l’espace est donc absorbé par ces composés et cette énergie est transformée en chaleur.

La plupart de ces gaz sont présents naturellement mais ils peuvent aussi être générés par l’homme.

La révolution industrielle et le développement économique de nos pays s’est construit sur la production et la consommation insatiable d’énergie. Les activités humaines émettent aujourd’hui des quantités massives de CO2 qui s’additionnent aux gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère, que ce soit par l’exploitation de combustibles fossiles ( charbon, pétrole et gaz naturel), les transports ou l’industrie. L’agriculture émet aussi des gaz à effet de serre dont le méthane qui est émis par la fermentation ou le pourrissement issus de l’élevage, de la culture du riz, ainsi que des décharges d’ordures ménagères (sa quantité a plus que doublé en un siècle).

Qu'est ce que c'est le réchauffement climatique

Par Mila :: 22/02/2007 à 8:19

 

Réchauffement climatique

Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement planétaire ou, par anglicisme, réchauffement global (de l'anglais global warming), désigne le phénomène d'augmentation, à l'échelle mondiale et sur plusieurs années, de la température moyenne des océans et de l'atmosphère. Dans son acception commune, ce terme est appliqué au changement climatique observé depuis la fin du XXe siècle.

  • L'existence du réchauffement est admise, appuyée par les rapports du GIEC corédigé avec la communauté scientifique.
  • Les causes du réchauffement sont débattues, l'impact de l'activité humaine étant jugé plus ou moins important selon les théories.
  • Les effets à terme et leur amplitude sont très débattus.
  • La controverse fait rage quant aux décisions politiques qui s'imposent ou pas.

 

source: http://terresacree.org/images/antarctique.jpg

 

Il est admis par la majorité des scientifiques que ce réchauffement serait principalement dû au « forçage anthropique », c'est-à-dire à l'augmentation des gaz à effet de serre résultant de l'activité humaine dans l'atmosphère. Il est prévu que le réchauffement planétaire se poursuive au cours du XXIe siècle mais l'amplitude de ce réchauffement est débattue. Selon les hypothèses retenues et les modèles employés, les prévisions pour les 50 années à venir vont de 2 à 6°C.

L'hypothèse d'un lien entre la température moyenne du globe et le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère a été formulée pour la première fois en 1894 par Svante Arrhenius. En 1979, lors de la première conférence mondiale sur le climat, est avancée pour la première fois sur la scène internationale l'éventualité d’un impact de l'activité humaine sur le climat. Cependant, le consensus scientifique sur le sujet est récent et une controverse a existé dans ce milieu quant aux causes de ce réchauffement. Certains climatologues ont soutenu que le réchauffement observé n'était que la conséquence de phénomènes naturels (telles que les fluctuations de l'activité solaire et celles de l’orbite terrestre).

 

source: http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9chauffement_climatique

Consequances du réchauffement

Par Mila :: 22/02/2007 à 8:12

 

Hivers plus doux, canicules en été

Avec l'augmentation des températures moyennes, on s'attend à des hivers plus doux. Le nombre de jours de gel et de neige persistante au sol va diminuer en Europe. “L'augmentation de la température moyenne accroîtra significativement la probabilité d'avoir des étés particulièrement chauds, avec des vagues de chaleur sévères”, écrivent Jean-Pascal van Ypersele, Philippe Marbaix et Emilie Vanvyve dans leur rapport . “D’ici 2050, il faut s'attendre à rencontrer une année sur trois en moyenne des étés comme celui de 2003, et même une année sur deux d'ici la fin du siècle”, précise encore Jean-Pascal van Ypersele, professeur de climatologie et de sciences de l'environnement à UCL.

Les précipitations évolueront également. Les projections montrent pour la Belgique une augmentation des précipitations en hiver de l'ordre de 6 à 23% d'ici la fin du siècle. Pour l'été les projections vont du statu quo à une baisse de 50%. Le Sud de l'Europe risque d'être confronté à des vagues de sécheresse. On s'attend à avoir chez nous plus d'inondations en hiver et paradoxalement aussi en été, même avec, en moyenne, moins de pluies. Nous risquons, en effet, d'assister à des épisodes de pluies intenses concentrées dans le temps. Ce mois de juillet 2006 en est un bon exemple. Même s'il a fait très chaud, nous avons constaté des inondations à Bruxelles, dans la région de Tournai et en Flandre.

 

La mer monte...

 

Une autre conséquence du réchauffement climatique est la hausse du niveau des océans, par la suite de la dilatation thermique des masses d'eau et de la fonte des glaciers et des glaces du Groenland et de l'Antarctique . On prévoit dès lors une élévation du niveau des océans de 9 à 88 cm pour la période 1990-2100. Mais de larges incertitudes demeurent encore. Selon un scénario à long terme, l'augmentation du niveau des mers pourrait atteindre jusqu'à 8 m en l'an 3000. “Avec une telle hausse, c'est plus du dixième du territoire belge (près de 3700 km2) qui serait sous le niveau de la mer. La protection des côtes devrait alors être sérieusement renforcée si l'on veut éviter des inondations catastrophiques”, précise les climatologues Marbaix et van Ypersele dans leur rapport . Les pays développés peuvent relativement facilement s'adapter à la hausse prévue du niveau des mers tant qu’elle se mesure en centimètres. Mais il n'en est pas de même pour les pays du Sud. Dans le Pacifique, les îles les plus basses sont déjà affectées par la montée des eaux. 17% du territoire du Bangladesh risque de disparaître sous les eaux si le niveau de la mer monte de seulement un mètre.

 

 

Pauvre biodiversité

Les changements climatiques pourraient également provoquer la disparition de 30% des espèces vivantes actuelles d'ici 2050. “Certains effets des changements climatiques sur la biodiversité sont d'ores et déjà observables en Europe”, lit-on dans le rapport sur les impacts des changements climatiques en Belgique . On note ainsi la progression vers le Nord de nombreuses espèces des régions chaudes. “Avec le réchauffement du climat, des insectes vont remonter de la Méditerranée vers nos régions. Ces insectes peuvent, dans certains cas, être porteurs de maladies. Ainsi, il n'est pas exclu que l'apparition dans nos régions de la maladie de la langue bleue soit due au réchauffement du climat”, analyse Jean-Pascal van Ypersele. De même, on a constaté en Belgique une augmentation de cas diagnostiqués de la maladie de Lyme  transmise par certaines tiques qui semblent apprécier nos hivers plus doux.

 

 

Deux fois trop de CO2 dans l'atmosphère

On le voit, les conséquences du réchauffement climatique sont nombreuses en Belgique, en Europe et dans le monde. La solution pour éviter la catastrophe : réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre.

Chaque année, environ 30 milliards de tonnes de CO2 sont émis dans l’atmosphère. Seuls 15 milliards de tonnes sont absorbés par la végétation et les océans. Les 15 autres milliards, soit la moitié, s’accumulent dans l’atmosphère et y restent de l’ordre d’un siècle. Sans tenir compte du poids du passé, nous devrions donc, dès aujourd’hui, réduire nos émissions de CO2 de 50% si nous voulons que le problème cesse de s’aggraver. Dans le cadre des objectifs de Kyoto, la Belgique s’est engagée à réduire ses émissions de 7,5 % d'ici 2010... seulement! C'est nettement insuffisant.

 

 

Inégaux devant la pollution

En moyenne annuelle mondiale, chaque habitant de la planète émet environ 5 tonnes de CO2. Mais la responsabilité pour les changements climatiques est surtout à mettre sur le compte des pays développés. Le Belge émet 12 tonnes de CO2/an, l'Américain moyen émet 25 tonnes de CO2/an, et un Burkinabé une centaine de kilogrammes... “On a pu calculer qu'entre 1950 et 1990, l'augmentation des émissions de CO2 par habitant dans les pays développés a joué un plus grand rôle dans l'augmentation des émissions mondiales de CO2 que la croissance démographique dans les pays en développement”, écrit Jean-Pascal van Ypersele, dans le dernier numéro de la revue Alternatives Sud . Les pays développés sont donc majoritairement responsables du réchauffement climatique qui touche en premier lieu les populations les plus vulnérables du Sud. “Pour l'instant l'arroseur n'est pas le premier arrosé mais il ne faut pas se faire d'illusion, l'arroseur va être arrosé aussi mais juste un peu plus tard”, indique Jean-Pascal van Ypersele. Il est clair que nous partageons tous la même atmosphère...

 

 

Chacun a sa part de responsabilité

Reprenons la moyenne mondiale de 5 tonnes de CO2/an/habitant, émis actuellement. Pour préserver notre planète, chaque habitant devrait émettre deux fois moins de CO2 par an, soit 2,5 tonnes. Le Belge, avec ses 12 tonnes, émet donc à peu près cinq fois trop de CO2 à lui tout seul chaque année. La responsabilité individuelle est donc bien réelle. Chaque kilomètre non conduit avec une voiture réduit les émissions de CO2 de 145g, chaque voiture qui n'a pas été produite réduit la consommation d'énergie de 50.000 kWh, indique-t-on sur le site de la Semaine européenne de la mobilité 2006 . La voiture est polluante mais le transport aérien aussi ! Un seul aller-retour Bruxelles-New York émet l’équivalent de 4 tonnes de CO2 par passager. Quelques vols par an pour des destinations méditerranéennes avec l'une ou l'autre compagnie low-cost et votre responsabilité individuelle peut facilement égaler celle de l'Américain moyen.

Mettre un pull en hiver pour chauffer moins son habitation, préférer la marche et le vélo qui sont des modes de transport à émission zéro, installer des doubles vitrages... sont des gestes utiles voire indispensables mais qui ne suffiront cependant pas.

 

C'est une réelle révolution collective de la manière dont on consomme, dont on produit de l'énergie, dont on se déplace qu'il faut entamer. Nous possédons actuellement toutes les connaissances et toutes les technologies nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger ainsi notre climat. Ce qu'il manque aujourd'hui ? La volonté collective et individuelle de mettre ces techniques en œuvre et de dégager les moyens financiers pour les mettre en place. Que se passera-t-il si on ne fait rien ? “On va alors vers un climat que la Terre n'a plus connu depuis plus de 2 millions d'années, un climat qu'aucun être humain n'a jamais vécu, conclut Jean-Pascal van Ypersele. Si on ne fait rien, le tableau risque d'être assez sombre... Nous irons alors vers un monde qui sera très peu agréable à vivre pour nos enfants...”

Françoise Robert

 

Antarctique

Par Mila :: 18/01/2007 à 18:45
 
 
L'Antarctique se réchauffe depuis 150 ans
Base scientifique en Antarctique
crédit : Lyubomir Ivanov
 
 

Malgré de récentes données indiquant un refroidissement important de l'Antarctique pendant les années 1990, de nouveaux travaux de recherche laissent penser que le continent le plus glacial du monde a subi un réchauffement progressif au cours des 150 dernières années.

Selon le communiqué de presse que l'université de Washington a diffusé le 5 septembre à ce sujet, les enregistrements météorologiques de courte durée n'avaient pas permis de déceler cette tendance au réchauffement car elle était masquée par les fortes variations de température qui ont eu lieu au XXe siècle.

Les nouveaux travaux de recherche ont été financés en grande partie par la Fondation nationale des sciences des États-Unis, ainsi que par le Comité scientifique sur la recherche dans l'Antarctique et par un centre de recherche australien (Cooperative Research Centre Program).

À l'aide de carottes glaciaires prélevées dans 5 zones différentes, des chercheurs australiens, allemands et américains ont réussi à dresser des courbes de température qui montrent que la température moyenne dans l'Antarctique a augmenté de 0,2 degré Celsius en 150 ans.

Cela peut ne pas paraître beaucoup, mais cette hausse globale comprend la baisse de température qui a été de près de 1 degré Celsius pendant les années 1990, a indiqué un chercheur de l'université de Washington, M. David Schneider, qui est le principal auteur d'un article publié le 30 août dans la revue scientifique « Geophysical Research Letters ».

Selon lui, « même si l'on tient compte du refroidissement des années 1990, on peut observer une hausse de deux dixièmes de degré depuis la moitié du XIXe siècle à la fin du XXe. »

La principale raison de ce refroidissement de l'Antarctique pendant les années 1990 tient au fait que le phénomène naturel connu sous le nom de l'oscillation antarctique a été en grande partie dans sa phase positive durant cette période. Ce phénomène est ainsi dénommé parce que la pression atmosphérique dans les latitudes de l'extrême Sud oscille aléatoirement entre une phase positive et une phase négative. Pendant la phase positive, un tourbillon de vent a lieu au-dessus de la région polaire et empêche l'air chaud de se mélanger à l'air glacial du pôle, ce qui a pour effet de garder l'Antarctique plus froid.

En général, l'oscillation antarctique passe d'une phase à l'autre presque tous les mois, mais pendant les années 1990 la phase positive a eu lieu beaucoup plus souvent que la phase négative, fait remarquer M. Schneider dans son article. Sans cette oscillation, ajoute-t-il, il est probable que l'Antarctique serait sujet au même genre de réchauffement que le reste de l'hémisphère austral.

Avant 1975, l'Antarctique semble avoir subi un réchauffement au même rythme que le reste de l'hémisphère, soit quelque 0,25 degré Celsius par siècle. Toutefois, depuis 1975, si l'on a observé un refroidissement général de l'Antarctique, le réchauffement de l'hémisphère austral a été de l'ordre d'environ 1,4 degré Celsius par siècle.

« La seconde moitié du XXe siècle a été marquée par une variabilité très grande. Les périodes de refroidissement correspondent à une oscillation antarctique très forte en phase positive. Il convient de dire cependant que nous ne comprenons pas bien la relation entre le réchauffement climatique global et l'oscillation antarctique. Néanmoins, grâce aux courbes de température de ces 200 dernières années, nous sommes convaincus qu'il existe une relation entre les changements de température dans l'hémisphère austral et dans l'Antarctique. »

Par ailleurs, M. Schneider précise que d'autres travaux de recherche semblent indiquer que la diminution de la couche d'ozone dans l'hémisphère austral maintient l'oscillation antarctique dans sa phase positive pendant de plus longues périodes.

Le fait que l'Antarctique soit le continent le plus sec du monde a compliqué l'établissement de la courbe annuelle de température pour les deux derniers siècles. Souvent il y tombe très peu de neige pendant une année donnée, même si la neige tombée pendant des milliers d'années y est préservée dans la calotte glaciaire.

Dans le cadre de ces travaux de recherche, des chercheurs ont prélevé des carottes glaciaires dans 5 zones où il tombe en général au moins 38 cm de neige par an, ce qui a fourni plus de matière brute à examiner pour chaque année. Ils ont étudié les isotopes d'oxygène et d'hydrogène se trouvant dans les carottes glaciaires afin d'établir pour la première fois les courbes de température dans l'Antarctique ces 150 dernières années.

« Nous sommes à peu près sûrs que nous avons raison, même s'il convient de mettre davantage au point certains des détails », indique M. Schneider.

Année polaire internationale

Par Mila :: 18/01/2007 à 18:21

 

 

Le bateau de recherche français Vagabond qui participera à la 4ème API
crédit : Eric Brossier/Vagabond/DAMOCLES

 

125 ans après la première année polaire internationale et 50 ans après l’Année Géophysique Internationale, la communauté scientifique internationale s’apprête à organiser la 4ème Année Polaire Internationale en 2007-2008, un vaste programme de recherche dont le fil conducteur sera le changement climatique en cours.

Historique
En 1882-1883 eut lieu la première année polaire internationale (API). A l’origine de cet évènement, la constatation que les phénomènes géophysiques ne pouvaient pas être appréhendés de manière unilatérale, par les nations. 12 pays rassemblèrent donc leurs forces pour organiser cette année là 13 expéditions en Arctique et 2 en Antarctique. C’est à cette occasion, par exemple, que les américains établirent leur base à Barrow, le long de la côte nord de l’Alaska.

La deuxième API fut initiée par l’Organisation Mondiale de la Météorologie en 1932-1933 pour étudier spécifiquement les implications, au niveau mondial, du " Jet Stream ", récemment découvert. Des avancées significatives furent alors obtenues dans les domaines de la météorologie, le magnétisme, les sciences atmosphériques et ionosphériques.

Enfin, en 1957-1958, la troisième API se fit dans le cadre de l’Année Géophysique Internationale (AGI). Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les scientifiques souhaitaient appliquer les avancées technologiques récentes (fusées, radars...) à des fins plus pacifiques, notamment dans des recherches sur la haute atmosphère. En fait, l’AGI fut l'occasion d'un effort sans précédent à l'échelon mondial pour l'étude de notre planète. Les décennies de recherche qui ont suivi reposent à l’évidence sur la dynamique initiée au cours de cette année. Ce fut par exemple la confirmation de la théorie très discutée de la dérive des continents, le début des mesures de CO2 à l'observatoire de Mauna Loa, ou encore le début de la conquête spatiale avec le lancement du premier Spoutnik. Plus spécifiquement, la recherche polaire a véritablement pris son essor à partir de cette époque : douze nations ont établi plus de cinquante observatoires sur le continent antarctique dont Amundsen-Scott (USA), Vostok (URSS) et Dumont d'Urville (France). Cet effort a été à l'origine de la signature du Traité de l'Antarctique en 1961, puis de l’adhésion au Protocole de Madrid pour la protection de cet environnement exceptionnel en 1991.

La 4ème Année Polaire Internationale
125 ans après la première API et 50 ans après l’AGI, la communauté scientifique internationale s’apprête à organiser la 4ème Année Polaire Internationale en 2007-2008 dont la période officielle retenue ira du 1er mars 2007 au 1er mars 2009.

Cette nouvelle API sera l’occasion d’organiser des campagnes internationales de grande envergure, capables de faire franchir de nouvelles étapes à la recherche polaire notamment dans le contexte du changement climatique en cours. Ces campagnes se dérouleront tant dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud et participeront à démontrer le rôle moteur que jouent les régions polaires vis-à-vis du reste de la planète. Toutes les disciplines seront concernées, incluant les sciences humaines et sociales.
Sur ce dernier point, les habitants des régions arctiques (environ 150 000 inuits), seront associés à l'API notamment via Conférence circumpolaire inuit (CCI). En effet, ces populations réaprties entre l'Alaska, le Canada, le Groenland, la Scandinavie et la Russie sont les premières victimes du changement climatique dont les effets sont démultipliés au delà du cercle polaire arctique. Les conséquences sont bien tangibles et claires avec toutes les conséquences que cela implique sur leur mode de vie, leurs constructions, leur consommation... Pour la première fois, une année polaire internationale s'attachera à mieux comprendre des spécificités sociales et humaines.

Plus de 440 millions de dollars américains (USD) seront mobilisés dans ce programme de recherche unique avec comme principal contributeur le Canada (132 M USD), suivi par les pays scandinaves et les Etats-Unis (50 M USD).

Les thèmes de travail
Six thèmes fédérateurs capables de rassembler le plus grand nombre de projets d'étude ont été sélectionnés :
- Thème 1 - Prendre le pouls des régions polaires : Evaluation de l’état actuel de l’environnement polaire en quantifiant sa variabilité spatiale et temporelle
- Thème 2 - Comprendre les changements : Quantifier et comprendre les changements environnementaux et humains, passés et actuels, afin d’améliorer nos prévisions pour le futur
- Thème 3 - Etablir les liens globaux : Faire progresser notre compréhension des liens entre régions polaires et le reste de la planète, à plusieurs échelles, et sur les processus contrôlant ces interactions
- Thème 4 - Etudier l’inconnu : Etudier l’inconnu aux frontières de la science dans les régions polaires (caractéristiques des océans profonds, des écosystèmes sous-glaciaires, organisation et structure de la biodiversité polaire, effets de la terre solide sur la dynamique des glaciers...)
Thème 5 - Profiter de la position unique des régions polaires : S’appuyer sur la position géographique unique des régions polaires pour mettre en place ou développer des observatoires sur la Terre profonde, le magnétisme terrestre, l’espace, le soleil et au-delà
Thème 6 - Sciences humaines : Etudier les processus culturels, historiques et sociaux responsables de la résilience et du maintien des sociétés humaines arctiques et identifier la spécificité de leur contribution à une diversité culturelle globale

Nous noterons le programme de recherche européen DAMOCLES (Developing Arctic Modeling and Observing Capabilities for Long-term Environmental Studies) intégré à cette API et qui vise à mieux comprendre le changement climatique en Arctique.
DAMOCLES s'attachera notamment à mieux quantifier et qualifier la perte de la banquise arctique et ses impacts sur l'environnement et les populations, que ce soit au niveau régional ou planétaire.

Une ouverture au grand public
Cette API mobilisera notamment des établissements de recherche (CNRS, CEA, CNES, Météo-France, Ifremer, ...) et des universités concernés par les recherches dans les régions polaire, pour établir avec les acteurs de la diffusion de la culture scientifique (Musée, CCSTI, associations, ..), un dialogue direct entre scientifiques et grand public autour de grands thèmes qui concernent l'ensemble de la planète.
En effet, l'Année Polaire Internationale offre l'opportunité pour le public de débattre et de s'informer sur des questions comme l'évolution du climat, l'ozone atmosphérique, la biodiversité, qui sont au coeur des grandes problématiques qui engagent l'avenir de nos sociétés.

Les premiers résultats de cette recherche internationale ne sont pas attendus avant 2009-2010 selon Kathleen Fischer, directrice du programme canadien pour l'API.

 

Fonte de glaciers

Par Mila :: 18/01/2007 à 18:08

 

 

Fonte des glaciers : Plus vite que prévu

 

 

(JPEG)

© Greenpeace / Steve Morgan

 

Des scientifiques du Climate Change Institute de l’Université du Maine, Etats-Unis, embarqués sur le brise-glace de Greenpeace, l’Arctic Sunrise, ont mené une étude au Groenland sur l’évolution des glaciers.

Les premiers résultats indiquent que le glacier Kangerdlugssuaq, situé sur la côte est du Groenland, pourrait être l’un des glaciers les plus rapides au monde avec une vitesse de déplacement (de l’intérieur de l’île vers la mer) atteignant environ les 14 kilomètres par an. En fait, le glacier "glisse" sur son lit à cause de l’infiltration d’eau de fonte de surface, due au réchauffement climatique. Les mesures ont été prises grâce à une méthode de relevés de haute précision par GPS. Les résultats ont, alors, été comparés avec ceux de 1988 qui était de cinq kilomètres par an, soit une augmentation de + 9 km/an.

D’autre part et contre toute attente, le glacier de Kangerdlugssuaq a perdu en surface : sa longueur s’est restreinte de cinq kilomètres depuis 2001 alors qu’il avait une position stable ces 40 dernières années.

Des glaciers tels que celui de Kangerdlugssuaq transportent la glace depuis le cœur de la calotte glacière du Groenland jusqu’à l’océan où ils libèrent des icebergs. Ces icebergs contribuent à l’élévation du niveau de la mer. A lui seul, le glacier Kangerdlugssuaq draine 4% de la glace de la calotte glacière groenlandaise. Le moindre changement de vitesse de ce glacier prend donc une importance considérable en terme d’élévation du niveau de la mer.

"C’est une découverte dramatique," a déclaré le Dr. Gordon Hamilton, qui a effectué les mesures sur le glacier de Kangerdlugssuaq, assisté de Leigh Stearns, doctorant de l’Université du Maine. "Ces nouveaux résultats indiquent que la perte en glace de la calotte du Groenland, si elle n’est pas compensée par une augmentation équivalente des chutes de neige, pourrait être plus importante et plus rapide que les estimations précédentes", affirme le Dr. Hamilton.

"Comme le réchauffement climatique est plus accentué au Pôle Nord, les glaciers qui se trouvent sous ces hautes latitudes pourraient réagir comme le glacier de Kangerdlugssuaq. Cela pourrait à son tour entraîner de graves implications pour la vitesse de montée du niveau de la mer" ajoute le Dr. Hamilton.

La calotte glacière du Groenland pourrait commencer à fondre irrémédiablement si le réchauffement de la région dépassait les trois degrés Celsius. Cette fonte porte en elle la menace d’une élévation progressive du niveau de la mer d’environ sept mètres sur une période de quelques milliers d’années. Cependant, une montée de la mer allant d’un demi-mètre à un mètre (en moyenne) d’ici à 2100 aurait des conséquences significatives pour l’ensemble des sociétés. Plus de 70% de la population mondiale vit dans les plaines côtières, et 11 des 15 plus grandes villes du monde se trouvent sur des côtes ou dans des estuaires. Au Nigeria, 1 mètre de montée du niveau de la mer entraînerait la submersion de 70% de la côte ; la capitale de la Gambie (Banjul) serait entièrement engloutie. La hausse du niveau des mers causerait également la salinisation des nappes phréatiques littorales, privant d’eau potable de nombreuses régions : on craint par exemple que des mégalopoles du Sud comme Manille (Philippines), Shanghai (Chine), Dhaka (Bangladesh), Jakarta (Indonésie) manquent d’eau avant la fin du siècle. Les pays industrialisés ne seront évidemment pas épargnés, en France, les lagunes du Languedoc pourraient être inondées et la riche biodiversité des régions de deltas serait considérablement réduite.

"La fonte des glaciers du Groenland envoie au monde un signal d’alarme : il faut agir sans attendre pour enrayer le changement climatique," prévient Martina Krueger, responsable d’expédition Greenpeace à bord de l’Arctic Sunrise. "Combien d’autres avertissements faudra-t-il à l’Administration Bush et à l’ensemble des pays développés responsables du bouleversement du climat avant qu’ils cessent leur beaux discours et mettent en oeuvre des mesures efficaces ?" s’interroge Martina Krueger de Greenpeace.

Source/auteur : Greenpeace

Liens

Par Mila :: 03/01/2007 à 8:11

 

Liens

 

 

1. Actualités - notre planète info

http://www.notre-planete.info/actualites/

 

2. Les Amis de la Terre

http://www.amisdelaterre.be/

 

3. Aube

http://www.laplumedefeu.com/

 

4. Encyclopédie de l'environnement

http://www.planetecologie.org/

 

5. Changements climatiques en Belgique

http://www.astr.ucl.ac.be/users/marbaix/impacts/docs/ImpactsGPvF-MR-FR.pdf